Forum mondial de l'eau

La Haye 2000

Introduction

Le deuxième Forum mondial de l'eau et la Conférence ministérielle se sont tenus du 17 au 22 mars 2000 à La Haye, aux Pays-Bas. Après le Forum inaugural de Marrakech (1997), l'événement de La Haye a été une étape cruciale, qui a permis d'inscrire les questions relatives à l'eau à l'ordre du jour politique mondial.

Le forum a été un événement international de grande envergure qui a rassemblé plus de 5 700 participants, dont un grand nombre de spécialistes internationaux de l'eau, de politiciens, de fonctionnaires et de journalistes. La conférence ministérielle qui l'accompagnait a été particulièrement influente, puisqu'elle a réuni 114 ministres et fonctionnaires de 130 pays, ce qui en fait l'un des rassemblements les plus diversifiés et les plus puissants de l'époque dans le domaine de l'eau. L'événement a également été soutenu par un vaste processus préparatoire, l'exercice “De la vision à l'action”, qui a impliqué 15 000 personnes dans des discussions préalables au Forum dans le monde entier.

2ème Forum mondial de l'eau : “De la vision à l'action”

Le thème central du deuxième Forum mondial de l'eau était “De la vision à l'action”, marquant le passage du travail conceptuel du premier Forum à la mise en œuvre pratique. Le Forum a servi de plateforme principale pour présenter et débattre des résultats de deux documents mondiaux clés :

  • “Vision mondiale de l'eau pour l'avenir” : ce document décrit l'état souhaité des ressources en eau pour le 21e siècle.
  • “Vers la sécurité de l'eau : Un cadre d'action”. Préparé par le Partenariat mondial de l'eau (GWP), ce cadre fournit la structure générale, les étapes initiales et les jalons nécessaires à la réalisation de la Vision.

 

L'objectif principal du forum était d'introduire et de consolider le concept de “sécurité de l'eau” en tant qu'objectif central et unificateur de la future gestion mondiale de l'eau. Ce terme a été introduit comme un “raccourci” pour saisir le concept complexe de la gestion holistique de l'eau, en équilibrant la protection des ressources avec les besoins de développement humain.

Points forts du 2ème Forum mondial de l'eau

Fondation pour les OMD

Les engagements et les objectifs discutés et convenus à La Haye sont devenus des éléments clés des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui ont été adoptés plus tard dans l'année (2000). L'objectif du forum a directement influencé la cible des OMD consistant à réduire de moitié, d'ici à 2015, le pourcentage de la population qui n'a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable et à des services d'assainissement de base.

Mobilisation des partenariats

L'événement a réussi à mobiliser des ressources et des personnes dans une mesure jamais vue auparavant dans le domaine de l'eau, suscitant une participation et un débat importants parmi un large éventail d'acteurs, y compris les ONG et le secteur privé.

Processus de suivi

La déclaration ministérielle a pris l'engagement d'examiner périodiquement les progrès accomplis, en établissant un lien direct avec les événements futurs, notamment la réunion de 2002 à Bonn et l'examen décennal de l'Agenda 21 (Rio+10), afin de garantir la pérennité et le suivi de l'impact du forum.

Que pouvons-nous retenir de ce forum ?

La conférence ministérielle, convoquée par le gouvernement néerlandais, a abouti à la “Déclaration ministérielle de La Haye sur la sécurité de l'eau au 21e siècle”. Ce document est l'élément clé à retenir du Forum mondial de l'eau de La Haye de 2000. Il a été révolutionnaire parce qu'il a réussi à générer un niveau élevé d'engagement politique et de consensus parmi les gouvernements nationaux, faisant officiellement passer la gestion de l'eau d'un domaine purement technique à une priorité politique claire.

La déclaration a été un élément clé de la politisation de l'eau pour plusieurs raisons :

  • Élever la sécurité de l'eau : elle a formellement établi la sécurité de l'eau comme l'objectif commun et central du 21e siècle, défini comme la garantie que “chaque personne a accès à suffisamment d'eau salubre à un coût abordable pour mener une vie saine et productive, tout en veillant à la protection et à l'amélioration de l'environnement naturel”. Cette évolution implique que les questions liées à l'eau ne sont plus seulement des problèmes d'environnement ou d'infrastructure, mais qu'elles sont fondamentales pour la stabilité politique, le développement et la vie humaine.
  • Reconnaître le lien entre la crise de l'eau et la pauvreté : la déclaration indique explicitement que “le statu quo n'est pas une option”. Elle souligne avec force le lien évident entre les menaces liées à l'eau et la pauvreté, notant que “ce sont les pauvres qui sont les premiers et les plus durement touchés”. Cela a obligé les gouvernements à reconnaître la dimension de justice sociale de l'accès à l'eau.
  • Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) : les actions préconisées reposent sur le principe de la GIRE, qui exige l'intégration de la planification et de la gestion des eaux de surface, des eaux souterraines et des écosystèmes, tout en tenant compte des facteurs sociaux, économiques et environnementaux. Il s'agit d'un changement officiel d'orientation politique pour la plupart des gouvernements signataires.
  • Mobiliser la volonté politique : Le paragraphe 10 de la déclaration indique qu'elle “reflète la détermination de nos gouvernements et représente une étape cruciale dans le processus visant à assurer la sécurité de l'eau pour tous”. En demandant aux ministres de signer officiellement une déclaration de haut niveau, le Forum a mobilisé la volonté politique et créé un mécanisme de responsabilité publique permettant d'examiner périodiquement les progrès accomplis.

La déclaration identifie sept défis majeurs et les résolutions correspondantes que les gouvernements se sont engagés à mettre en œuvre :

  1. Répondre aux besoins fondamentaux : Les ministres se sont engagés à reconnaître que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement en quantité suffisante est un besoin humain fondamental, essentiel à la santé et au bien-être. Il s'agit là d'un pas en avant vers la définition d'un “droit de l'homme à l'eau” et les gouvernements se sont engagés à donner aux populations, en particulier aux femmes, les moyens d'agir grâce à une gestion participative de l'eau.
  2. Garantir l'approvisionnement alimentaire : la résolution visait à renforcer la sécurité alimentaire, en particulier pour les pauvres, en s'engageant à mobiliser et à utiliser plus efficacement l'eau pour la production alimentaire et à la répartir plus équitablement. Cette résolution reconnaît la consommation massive d'eau par l'agriculture et exige une réforme des politiques dans un souci d'efficacité et d'équité.
  3. Protection des écosystèmes : les gouvernements ont décidé de garantir l'intégrité des écosystèmes par une gestion durable des ressources en eau, reconnaissant que des écosystèmes sains sont essentiels pour fournir et maintenir les ressources en eau douce. Cette décision établit un lien formel entre la politique de l'eau et la politique de conservation.
  4. Partage des ressources en eau : l'engagement consistait à promouvoir une coopération pacifique et à développer des synergies entre les différentes utilisations de l'eau, au sein des pays et, surtout, entre les États (eaux transfrontalières), grâce à une gestion durable des bassins hydrographiques. Il s'agit là d'une réponse directe au défi politique que représentent les conflits internationaux liés à l'eau.
  5. Gestion des risques : Les ministres se sont engagés à assurer la sécurité contre les risques liés à l'eau, notamment les inondations, les sécheresses et la pollution. La responsabilité de la gestion des catastrophes et de la pollution a ainsi été confiée au gouvernement.
  6. Valorisation de l'eau : ce point a été le plus controversé et le plus débattu, représentant une victoire pour le concept d'implication du secteur privé. L'engagement a été pris de gérer l'eau d'une manière qui reflète ses valeurs économiques, sociales, environnementales et culturelles pour toutes ses utilisations, et de s'orienter vers une tarification des services de l'eau qui reflète le coût de leur fourniture. Pour de nombreux détracteurs, ce mouvement en faveur d'une tarification au coût complet était une approbation de la privatisation et de la déréglementation, car il considérait l'eau comme un bien économique et non plus seulement comme un bien social.
  7. Gouverner l'eau avec sagesse : l'engagement était de développer, de mettre en œuvre et d'exploiter des systèmes de gouvernance de l'eau efficaces, transparents et participatifs. Il s'agit notamment d'innovations institutionnelles, technologiques et financières pour aller au-delà du “business as usual” et d'accorder une attention particulière aux pauvres et au rôle des femmes.

Les raisons pour lesquelles la déclaration a été révolutionnaire et ses implications

La déclaration a été un élément clé de la politisation de l'eau pour plusieurs raisons :

  • Élever la sécurité de l'eau : elle a formellement établi la sécurité de l'eau comme l'objectif commun et central du 21e siècle, défini comme la garantie que “chaque personne a accès à suffisamment d'eau salubre à un coût abordable pour mener une vie saine et productive, tout en veillant à la protection et à l'amélioration de l'environnement naturel”. Cette évolution implique que les questions liées à l'eau ne sont plus seulement des problèmes d'environnement ou d'infrastructure, mais qu'elles sont fondamentales pour la stabilité politique, le développement et la vie humaine.
  • Reconnaître le lien entre la crise de l'eau et la pauvreté : la déclaration indique explicitement que “le statu quo n'est pas une option”. Elle souligne avec force le lien évident entre les menaces liées à l'eau et la pauvreté, notant que “ce sont les pauvres qui sont les premiers et les plus durement touchés”. Cela a obligé les gouvernements à reconnaître la dimension de justice sociale de l'accès à l'eau.
  • Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) : les actions préconisées reposent sur le principe de la GIRE, qui exige l'intégration de la planification et de la gestion des eaux de surface, des eaux souterraines et des écosystèmes, tout en tenant compte des facteurs sociaux, économiques et environnementaux. Il s'agit d'un changement officiel d'orientation politique pour la plupart des gouvernements signataires.
  • Mobiliser la volonté politique : Le paragraphe 10 de la déclaration indique qu'elle “reflète la détermination de nos gouvernements et représente une étape cruciale dans le processus visant à assurer la sécurité de l'eau pour tous”. En demandant aux ministres de signer officiellement une déclaration de haut niveau, le Forum a mobilisé la volonté politique et créé un mécanisme de responsabilité publique permettant d'examiner périodiquement les progrès accomplis.

La déclaration identifie sept défis majeurs et les résolutions correspondantes que les gouvernements se sont engagés à mettre en œuvre :

  1. Répondre aux besoins fondamentaux : Les ministres se sont engagés à reconnaître que l'accès à l'eau potable et à l'assainissement en quantité suffisante est un besoin humain fondamental, essentiel à la santé et au bien-être. Il s'agit là d'un pas en avant vers la définition d'un “droit de l'homme à l'eau” et les gouvernements se sont engagés à donner aux populations, en particulier aux femmes, les moyens d'agir grâce à une gestion participative de l'eau.
  2. Garantir l'approvisionnement alimentaire : la résolution visait à renforcer la sécurité alimentaire, en particulier pour les pauvres, en s'engageant à mobiliser et à utiliser plus efficacement l'eau pour la production alimentaire et à la répartir plus équitablement. Cette résolution reconnaît la consommation massive d'eau par l'agriculture et exige une réforme des politiques dans un souci d'efficacité et d'équité.
  3. Protection des écosystèmes : les gouvernements ont décidé de garantir l'intégrité des écosystèmes par une gestion durable des ressources en eau, reconnaissant que des écosystèmes sains sont essentiels pour fournir et maintenir les ressources en eau douce. Cette décision établit un lien formel entre la politique de l'eau et la politique de conservation.
  4. Partage des ressources en eau : l'engagement consistait à promouvoir une coopération pacifique et à développer des synergies entre les différentes utilisations de l'eau, au sein des pays et, surtout, entre les États (eaux transfrontalières), grâce à une gestion durable des bassins hydrographiques. Il s'agit là d'une réponse directe au défi politique que représentent les conflits internationaux liés à l'eau.
  5. Gestion des risques : Les ministres se sont engagés à assurer la sécurité contre les risques liés à l'eau, notamment les inondations, les sécheresses et la pollution. La responsabilité de la gestion des catastrophes et de la pollution a ainsi été confiée au gouvernement.
  6. Valorisation de l'eau : ce point a été le plus controversé et le plus débattu, représentant une victoire pour le concept d'implication du secteur privé. L'engagement a été pris de gérer l'eau d'une manière qui reflète ses valeurs économiques, sociales, environnementales et culturelles pour toutes ses utilisations, et de s'orienter vers une tarification des services de l'eau qui reflète le coût de leur fourniture. Pour de nombreux détracteurs, ce mouvement en faveur d'une tarification au coût complet était une approbation de la privatisation et de la déréglementation, car il considérait l'eau comme un bien économique et non plus seulement comme un bien social.
  7. Gouverner l'eau avec sagesse : l'engagement était de développer, de mettre en œuvre et d'exploiter des systèmes de gouvernance de l'eau efficaces, transparents et participatifs. Il s'agit notamment d'innovations institutionnelles, technologiques et financières pour aller au-delà du “business as usual” et d'accorder une attention particulière aux pauvres et au rôle des femmes.

Documents clés du Xe Forum mondial de l'eau

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