L'accès à l'eau et à l'assainissement reste une priorité absolue pour l'Afrique subsaharienne, où 330 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et 565 millions à des installations sanitaires. Lors de son séjour à Addis-Abeba, en Ethiopie, à l'occasion de la conférence sur le stockage de l'eau et le développement de l'hydroélectricité en Afrique, Ben Braga, président du Conseil mondial de l'eau, et Adama Nombre, gouverneur du Conseil mondial de l'eau et président de la Commission internationale des grands barrages (CIGB), ont rencontré S.E. Mamounata Belem Ouedraogo, ministre des ressources en eau du Burkina Faso. Le ministre a présenté la nouvelle politique de l'eau menée par le gouvernement du Burkina-Faso pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement par la création récente d'un ministère entièrement dédié à l'accès à l'eau et à l'assainissement. Le président Braga a appelé : “à promouvoir cette approche unique pour réduire les inégalités et améliorer l'accès à l'eau”. La ministre a souligné la nécessité d'améliorer les infrastructures de l'eau dans son pays, principalement en augmentant les réserves d'eau et les barrages afin de garantir un approvisionnement constant en eau. Elle a proposé de renforcer le Comité national de l'eau du Burkina Faso en favorisant un partenariat basé sur l'expertise du Conseil mondial de l'eau.